carte commune du canton de neuchatel en 2025
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Évolution du nombre de communes dans le canton de Neuchâtel : de 64 à 24 en à peine 15 ans

Une vague de fusions communales dès les années 2000

Si l’idée de regrouper les communes n’est pas nouvelle, c’est à partir des années 2000 que le canton de Neuchâtel s’engage concrètement dans une politique de fusion. En 2008, le canton comptait encore 64 communes, avec de nombreuses petites entités de moins de 1 000 habitants, souvent confrontées à des difficultés de gestion, de financement et de maintien des services de base.

Carte de la répartition des communes du Canton de Neuchâtel en 2025
Carte de la répartition des communes du Canton de Neuchâtel en 2025

Certaines communes ont été des précurseures en matière de fusion. Dès 1888, les villages de Corcelles et Cormondrèchese sont réunis pour former la commune de Corcelles-Cormondrèche. La même année, Thielle et Wavre ont également fusionné. Ce territoire a connu une nouvelle étape en 2009, avec la fusion de Thielle-Wavre et Marin-Epagnier, donnant naissance à la commune de La Tène. Plus récemment, en 2023, La Tène s’est encore agrandie en regroupant les communes de EngesHauterive et Saint-Blaise, pour former la nouvelle commune de Laténa.

Carte du canton de Neuchâtel avec les districts (qui eaux sont restés stables, par rapport au Communes)

L’État de Neuchâtel, conscient de ces enjeux, a encouragé le mouvement de fusion par des incitations financières, de l’accompagnement administratif et une communication soutenue sur les bénéfices à long terme : économies d’échelle, professionnalisation de l’administration, meilleure coordination des politiques publiques, et plus grande capacité à investir.

Lien: Communes neuchâteloises ne.ch


Une transformation progressive mais rapide

Entre 2008 et 2024, les fusions se sont accélérées. Des communes ont commencé à se regrouper par affinité géographique ou historique, souvent autour d’un centre plus dynamique.

Quelques exemples marquants :

  • En 2013, la commune de Val-de-Travers est née de la fusion de 9 communes (dont Fleurier, Couvet et Môtiers).
  • En 2016La Grande Béroche a été créée à partir de 6 communes du littoral neuchâtelois.
  • En 2021, les communes du Val-de-Ruz, autrefois au nombre de 15, ont été regroupées en une seule entité.

En 2024, le canton de Neuchâtel ne compte plus que 24 communes, contre 64 en 2008. Cela signifie que le nombre de communes a été réduit de plus de 60 % en 15 ans. Peu de cantons suisses ont connu une telle transformation territoriale en si peu de temps.

Canton de Neuchâtel vue du ciel (en Drone vidéo 4K)


Pourquoi tant de fusions ?

Les raisons derrière cette vague de regroupements sont multiples :

  1. Rationalisation des services publics : pour offrir des prestations de qualité à leurs habitants, les petites communes devaient souvent collaborer avec leurs voisines. La fusion permet de simplifier cette coordination.
  2. Moyens financiers accrus : une commune plus grande dispose généralement de ressources plus importantes, tant humaines que financières, ce qui facilite les investissements dans les infrastructures, l’éducation, la culture ou l’environnement.
  3. Professionnalisation de l’administration : au lieu de petites administrations souvent gérées à temps partiel, les nouvelles communes peuvent engager des professionnels qualifiés à plein temps.
  4. Poids politique renforcé : sur le plan cantonal et fédéral, les grandes communes pèsent davantage dans les décisions politiques et peuvent mieux défendre leurs intérêts.

Quels effets pour les habitants ?

Pour les citoyens, cette transformation a été parfois vécue avec scepticisme, voire nostalgie. La perte d’un nom de commune, l’éloignement perçu des centres décisionnels ou la crainte d’un service « déshumanisé » ont suscité des résistances dans certaines régions.

Cependant, dans la majorité des cas, les habitants ont peu à peu reconnu les avantages des fusions :

  • Une meilleure qualité de service
  • Des horaires d’ouverture élargis
  • Une offre culturelle et sportive enrichie
  • Une gestion plus efficace des ressources naturelles et du territoire

Le cas particulier de Neuchâtel : un laboratoire helvétique

Avec cette évolution rapide, le canton de Neuchâtel fait figure de pionnier en Suisse. Alors que d’autres cantons réfléchissent encore à encourager les fusions, Neuchâtel a déjà franchi le pas, devenant un véritable laboratoire de la réorganisation territoriale en Suisse romande.

Les autorités cantonales poursuivent d’ailleurs le dialogue avec les communes restantes pour favoriser de nouvelles fusions à moyen terme. L’objectif n’est pas de forcer les choses, mais de continuer à encourager des regroupements réfléchis, cohérents et bénéfiques pour la population.


En résumé

L’évolution du nombre de communes dans le canton de Neuchâtel, passé de 64 en 2008 à 24 en 2024, illustre une volonté politique forte de moderniser la gouvernance locale. Si cette transformation a exigé des ajustements et soulevé des questions identitaires, elle a aussi permis une amélioration des services et une meilleure gestion des ressources. Le canton de Neuchâtel montre ainsi qu’il est possible de conjuguer proximité, efficacité et vision à long terme dans l’organisation du territoire.

Liste des communes avant les grandes fusions d’après 2013

District du Val-de-Travers:

Boveresse, Buttes, Couvet, Fleurier, La Côte-aux-Fées, Les Bayards, Les Verrières, Môtiers, Noiraigue, Saint-Sulpice, Travers.

District du Val-de-Ruz:

Cernier, Chézard-Saint-Martin, Coffrane, Les Geneveys-sur-Coffrane, Les Hauts-Geneveys, Le Pâquier, Dombresson, Fontaines, Boudevilliers, Engollon, Fenin-Vilars-Saules, Fontainemelon, Savagnier, Valangin, Villiers, Montmollin 

District de Boudry:

Auvernier, Fresens, Bevaix, Gorgier, Bôle, Montalchez, Boudry, Peseux, Brot-Dessous, Rochefort, Colombier, Saint-Aubin-Sauges, Corcelles-Cormondrèche, Vaumarcus, Cortaillod, Boveresse, Noiraigue, Buttes, Saint-Sulpice, Couvet, Travers, Fleurier, La Côte-aux-Fées, Les Bayards, Les Verrières, Môtiers.

District de Neuchâtel:

Cornaux, Saint-Blaise, Cressier, Thielle-Wavre, Enges, Hauterive, Le Landeron, Lignières, Marin-Epagnier, Neuchâtel.

Même si beaucoup de village ne sont plus des communes à part, chaque village conserve ses particularité et tradition ne serait que pour les noms des habitants. Les éperviers de Cernier n’apprécieront guère d’être confondu avec les Gaguelets de Chézard-Saint-Martin….

Personnellement, ma ferme isolée qui me permet l’élevage de Chats est de Chiens s’est retrouvée faire partie du chef lieu, Neuchâtel, après la fusion de la Commune de Corcelles- Cormondrèche, en 2021, avec celle-ci.

Pensez-vous que d’autres fusions sont à suivre ou le canton vivra une pause au niveau des rapprochements de communes ?

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