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Le village Euro sera investi chaque jour par une quinzaine de médiateurs, chargés de régler les conflits

Des médiateurs au village

Le village Euro qui prendra place sur les Jeunes Rives du 7 au 29 juin, pourrait accueillir jusqu’à une soixantaine de stands, loués par la Ville aux associations sportives et culturelles étrangères ainsi qu’aux commerçants. Pour gérer les conflits éventuels entre les supporters, qui viendront y visionner des matchs, la police de Neuchâtel a fait appel à des médiateurs. Les tenanciers de stands devront également se plier à certaines règles. Le point avec Stéphane Falquet, agent de police et médiateur professionnel, et avec Vanessa Schneider, employée civile du Corps de police.

Quelle est la capacité du village Euro et combien de stands y ont déjà réservé une place ?

Vanessa Schneider : Le village s’étend sur une surface de 3000m2 et peut accueillir 60 stands ou terrasses, comme nous préférons les appeler. A l’heure actuelle, 50 % des places sont occupées, mais nous comptons remplir au moins 80% du village avant le début de l’Euro. Les commerçants ont montré un grand enthousiasme pour le projet, ce qui est encourageant. Nous commencerons le montage le 7 juin, jour du premier match de l’Euro.

Quel genre de terrasse pourra-t-on voir apparaître sur les rives du lac ?

V.S : Il s’agira destands présentant des spécialités culinaires d’Italie, du Portugal et de nombreux autres pays, à la manière de la Fête des vendanges. Nous n’avons pas accepté les marchands qui souhaitaient vendre des t-shirts et autres babioles car nous souhaitons avant tout faire de cet espace un lieu de convivialité et d’échange. La plupart des terrasses seront dotées de tables, d’une tente et de postes de télévision d’une largeur maximale de trois mètres. De la musique émanera des terrasses, mais le volume sera limité à 79 décibels, ce qui permettra aux supporters de communiquer sans avoir besoin de hurler. Quant aux commerçants qui voudront vendre de l’alcool, ils devront faire une demande de patente. 

Les terrasses doivent-elles rester implantées du début à la fin du village Euro ?

V.S : Non, pas nécessairement. Quelques commerçants ont loué une place seulement pour quelques jours. Ainsi, certains tenanciers de stands italiens s’établiront au village uniquement lorsque l’équipe d’Italie jouera. Mais la majorité des terrasses demeureront au village jusqu’à la fin, c’est à dire le 29 juin, jour de la finale.

Ne craignez-vous pas les débordements de supporters un peu éméchés ? Comment prévenir les bagarres ? Y aura-t-il une fouille à l’entrée ?

V.S Le village est un espace ouvert, sans billet d’entrée ni fouille d’aucune sorte. La police n’assure pas la sécurité des terrasses et ne déambulera pas systématiquement au sein du village. Certaines personnes ont paru étonnées par le fait que la police, qui gère le domaine public, ne mette pas en place une surveillance accrue. Celle-ci est de la responsabilité des exploitants des terrasses. La police sera très présente en ville pour assurer la sécurité de l’équipe du Portugal, entre autres. Il est néanmoins clair qu’en cas de conflit, la police accourra, et puis nous avons aussi les médiateurs.

Parlons un peu de ce nouveau concept de médiateurs, quel sera leur rôle très précisément ?

Stéphane Falquet : Les neuf à quinze médiateurs qui évolueront quotidiennement dans le village seront chargés de tempérer l’ardeur des supporters qui pourraient entrer en conflit suite à une décision d’arbitre, par exemple. Ils interviendront dans des situations qui tendent à devenir litigieuses, mais travailleront également dans le domaine de la prévention et de la sensibilisation. Les médiateurs privilégient le relationnel et la communication: ils ne disposeront d’aucune arme. C’est pourquoi la police se chargera des bagarres qui ne peuvent être évitées et qui prennent de lourdes proportions.

Les personnes que vous avez recrutées ont-elles une formation de policier ? Sont-elles coutumières des altercations ?

S.F : Nous avons actuellement un effectif de quarante personnes prêtes à endosser le rôle de médiateur. La moitié de ces participants a une formation professionnelle dans la gestion des conflits. Les autres seront sensibilisés par nos services à l’aide d’exercices pratiques et de jeux de rôles. Les médiateurs fonctionneront par groupe de trois et nous essayerons dans la mesure du possible d’introduire au moins un professionnel par groupe, de manière à ce qu’il ou elle puisse conseiller ses condisciples.

Quels ont été les critères de sélection pour choisir les médiateurs ?

S.F : La capacité à parler plusieurs langues européennes a joué un rôle. L’effectif actuel couvre toutes les langues européennes, un atout pour la communication. Les candidats viennent de toute la Suisse et sont des volontaires. Ils sont défrayés à raison de cent francs par jour, lorsqu’ils vont sur le terrain.  

Resteront-ils cantonnés au sein du village ou pourront-ils évoluer en ville? A quoi les reconnaîtra-t-on ?

S.F : Ils travailleront principalement sur le site du village Euro, mais il n’est pas impossible que quelques-uns d’entre eux se baladent au centre-ville. Les médiateurs seront reconnaissables car ils arboreront un T-shirt explicite.

Le commandant du Corps de police Jean-Louis Francey estime que les médiateurs sont les policiers de demain, qu’en pensez-vous ?

S.F : La médiation pourrait à l’avenir faire partie du métier de policier, en effet. Actuellement, la société se repose beaucoup sur la police et on voit de nombreux cas qui pourraient être réglés autrement que de façon traditionnelle. La demande de gestion des conflits est maintenant bien réelle.

Laure-Anne Pessina

Légende photo: Il reste encore de la place pour une trentaine de stands au cœur du village Euro.

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